1 Mai 2011
Marouane HARMACH

Politique-fiction : le Maroc en 2020 !

Avant-propos !
Genre très peu usité dans le monde arabe, la politique fiction, autrement dit : imaginer le futur politique et économique d’un pays ou d’une région du monde. je rappelle que je ne suis ni politologue, encore moins un auteur. Juste un blogueur en herbe !

Le 1er mai 2020. 10H du matin.
Les syndicats mobilisent leurs équipes en prévision de la marche prévue dans deux heures. Les syndicats ayant décidé de défiler aujourd’hui, et qui sont les plus représentatifs sont au nombre de deux : UMT, CDT. Les autres syndicats sont trop faibles ou ont disparu au fil des années ayant suivi les évènements de décembre 2011.

Plus globalement l’échiquier politique semble plus consolidé avec quatre parties qui s’accaparent  plus de 80% des votes des dernières élections de 2017 :

1- Le front de gauche : d’obédience « social-démocrate » : Résultat de la fusion des partis de gauche en 2012. Les partis ayant fusionné : USFP, PPS, la parti travailliste et quelques hezbicules de gauche,

2- Le Parti de l’Istiqlal : vénérable parti ayant su s’adapter au fil des ans et qui a vu ses rangs s’agrandir des partis de droite (ex-partis dits de l’administration) : le jeune Secrétaire Général « Nizar BARAKA » fort de son élection lors du conseil national de 2015, a mené une purge au sein de son parti pour le libérer des caciques du parti ainsi que des opportunistes de tout bord ayant rejoint le parti lors de la fusion-absorption de 2013.

3- Le Parti de la justice et de la bienfaisance : dirigé par Mustapha El Khalfi.Parti islamiste opérant de la légalité, résultat de la fusion de l’ex-PJD et du mouvement « Adl wa Al Ihsane« . Ce dernier avait beaucoup souffert après la mort du chef historique et du guide spirituel « Abdessalam YACINE » : la grande traversée du désert a abouti à la scission du mouvement Al Adl en deux branches :

  1. « les sofistes » : qui ont considéré que le mouvement a été trop politisé et a perdu sa vocation première de l’éducation sofiste, ses membres ont rejoint les zaouias principalement les kadiryines boutchichyines..
  2. « les politiques » : branche dirigée par la fille de Yacine, Nadia qui mené une réforme interne de la branche avant la fusion avec le PJD
4- Le mouvement du 20 février : composé principalement des activistes du printemps marocain de 2011. Mouvement jeune progressiste à tendance laïque et gauchiste. Dirigé par la jeune Houda SAHLI, grande figure féministe des contestations du 20 février, et ex-militante dans les associations de quartiers de Casablanca. 
Sur le plan économique : les grands chantiers lancés par le régime au courant de la première décennie de 2000-2010 ont transformé le pays. La composante sociale a été la priorité de la deuxième décennie 2010-2020. Le Maroc est devenu un dragon africain concurrençant la Turquie et l’Inde sur le plan mondial. 
Le gouvernement est dirigé par un chef de l’exécutif « Khalid EL HARIRY » issu de la coalition « front de gauche » et « mouvement du 20 février ». Le Ministère de la jeunesse a été confié au jeune activiste « Mounir BENSALAH » issu de la jeunesse du front gauchiste. le Ministère de la Santé est assuré par Hisham Al Miraat jeune médecin qui a gardé son nom d’activiste des droits de l’Homme.
A la tête de l’état marocain, Le Roi a gardé ses prérogatives dans les champs religieux et militaires et a cédé une partie de ses attributions au premier Ministre : conformément aux suffrages de Septembre 2011 et aux amendements de janvier 2016.
Le Sahara fait toujours partie du Maroc après le référendum de janvier 2016. Des pourparlers sont en cours avec la Mauritanie pour une confédération avec le royaume du Maroc….
26 Avr 2011
Marouane HARMACH

Actions pour le respect des droits de consommateurs des services de télécommunication #anrtfail

Suite à la campagne #anrtfail lancée par les blogueurs marocaines (voir lien ) et les réactions qui ont suivi ( voir lien ), des contacts ont été entamés avec l’association de protection des droits des consommateurs pour lancer la phase 2 de la mobilisation et en présence et la participation de Big brother.

Il s’agit de réfléchir à des moyens pour contraindre le régulateur du secteur des télécommunications ( ANRT ) . les principales pistes explorés avec l’association sont :

1- Rédaction d’une lettre adressée au Ministre de l’Industrie, du Commerce et des Nouvelles Technologies M. Ahmed Reda CHAMI en sa qualité de Ministre du département ministériel de tutelle de l’ANRT.

2- Demande d’audience avec le Ministre et communication formelle des demandes des consommateurs du services télécommunication

3- Elaboration de support de communication : stickers et posters, avec le concours des infographistes et créatifs volontaires.une campagne de distribution de stickers sera organisé dans les principales villes du Royaume.

4- Organisation d’un Sit-in devant le siège de l’ANRT à Rabat

5- L’association Unicons prendra attache avec les associations de protection des consommateurs en France, notamment UFC-Que Choisir pour leur communiquer les doléances des consommateurs marocains vis-à-vis de la filiale marocaine du groupe Vivendi

6- Utilisation des réseaux sociaux dans cette campagne, twitter et facebook mais aussi mailing et tout autre moyen de mobilisation

Cette liste est une ébauche votre contribution et vos remarques sont les bienvenues.

15 Avr 2011
Marouane HARMACH

Secteur des télécommunications : la suite !



Suite à la publication du billet collectif sur le secteur des télécommunications, les principales réactions suscités sont 


1- La presse en ligne : 
La presse en ligne a relayé l’initiative notamment les titres suivants :


Yabiladi : avec deux article :
http://www.yabiladi.com/articles/details/5175/maroc-nouvelles-regles-pour-telecoms.html
http://www.yabiladi.com/articles/details/5208/telecoms-baisse-tarification-entre-operateurs.html


Assdae :  avec deux articles :
مدونون مغاربة يخوضون حملة ضد شركات الاتصالات بالمغرب
Traduction : des blogueurs marocains mènent une campagne contre les opérateurs de télécommunication
يوم بدون هواتف الأحد 17 أبريل

Traduction : ( des Groupes sur Facebook lancent un appel pour) une jour sans téléphone le dimanche 17 avril


2- La presse papier :
cette presse a répondu indirectement en reproduisant le bilan et les actions de l’ANRT sans mentionner l’initiative #anrtfail !


Le quotidien les échos avec deux articles en une semaine
ANRT : les points sur les « i »

et le quotidien l’économiste avec un article :
Il est prévu aussi qu’un journal quotidien en langue arabe et un hebdomadaire francophone se saisissent ce sujet dans les jours à venir. Nous suivrons le sujet !

Les blogs qui ont relayé ce sujet ( liste non exhaustive, merci de m’envoyer les adresses des blogs qui manquent dans cette liste ) : 



Sans parler des pages facebook qui relayé partiellement ou totalement le billet.

Aussi, j‘ai reçu ce commentaire que je reproduis ici en raison de ta pertinence.



Je ne suis pas d’accord avec l’ensemble des arguments avancés. Mais, il a le mérite d’être précis et aussi de contribuer au débat sur les télécommunications au maroc.
J’ai adapté un peu le texte que garantir l’anonymat du rédacteur du message :  


« J’ai lu le billet ça me paraît très bien, rien à signaler de déconnant. Après, il y a des choses plus faciles a défendre ou à expliquer de point de vue opérateur. Je les liste ci-après parce que vaut mieux les connaître et éventuellement ne pas les accepter que les ignorer.

1- Absence de couverture dans les zones urbaines :

La couverture dans les zones urbaines nécessite une densité de sites GSM pour la 2G et une densité à peu près deux  fois plus élevé de sites 3G (dû aux fréquences réservées à chaque technologie). Cela nécessite alors plus d’antennes sur les toits, et je crois que chacun de nous aura de la réticence à accepter d’avoir un émetteur d’ondes au dessus de la tête et c’est d’autant plus difficile pour les opérateurs quand il s’agit de traiter avec les syndic des immeubles.

J’en fais les frais là où j’habite : impossible pour mon fournisseur de service de trouver un endroit où planter une antenne dans les environs, il se contente d’une antenne mobile installer sur la chaussé. Ce qui explique en partie ces black out désagréables pour tous. 

2- Débit déclaré vs débit réel 

Pour l’ADSL ainsi que pour la 3G, c’est « normal » d’avoir une différence entre ce qui est vendu comme débit maximal et le débit réel resenti par l’utilisateur.

Il s’agit d’un sujet de débat permanent en Europe aussi. Ce que je peux dire c’est que techniquement on ne peut pas garantir un débit et tout le temps et pour tous les utilisateur pour les raisons suivante :
  1. Tous les utilisateurs partagent le même canal de communication, donc mon débit dépend des gens dans les environs qui utilisent le même canal que moi
  2. l’ADSL est une technologie qui souffre d’un niveau élevé d’atténuation (je te passe les détails techniques mais par exemple au delà de 5 km de distance du centrale téléphonique le signal est tellement faible qu’on ne peut pas avoir du haut débit) et donc selon l’endroit où on habite la position du site de l’opérateur, on aura un bon ou un mauvais débit
  3. L’argument ultime est celui de l’informaticien : c’est le PC c’est pas le programme ;-). Moi je dirai c’est le terminal de connexion ou les connectiques dans les immeubles : en France Free avançait des chiffres que 3/5 des plaintes client internet sont dus à des problèmes plutôt chez le client que côté opérateur … mais bon chkoun yechhad ll3roussa 😉 )
De part mon expérience, je pense que la technique c’est ce qu’elle est, par contre un effort padagogique doit être mené par l’ANRT et les opérateurs pour ne pas indure les clients en erreur

3- Rôle de l’ANRT

D’après la théorie de régulation des marchés  et les textes du CE, une autorité de régulation ne régule par le marché de détails (par exemple : le prix de la minute pour un client grand public),  par contre l’autorité agit sur le marché du gros (tarif d’interconnexion entre opérateurs par exp) afin que ça ait un impact positive normalement sur les prix de détails.

En général les autorités de régulation agissent selon les orientations de leur top management, parfois c’est l’animation des marchés et parfois c’est le client final. Ceci pour dire que le domaine de régulation n’est pas déterministe mais dépend de ce qu’on veut en faire.

4/ Marché des télécommunications au Maroc et en France

Je ne pense pas qu’il y a une entente de prix entre les opérateurs mais je pense qu’on est resté sur une statu quo avec deux opérateurs sur le marché pour longtemps et là on part vers un nouveau statu quo, pourquoi me diriez vous, que fait INWI ?

INWI a fait des investissements colossaux pour se retrouver sur le marché surtout après le faux pas vers le CDMA2000. même Si INWI va essayer de « révolutionner » le marché (tarif à la seconde, gratuité intra INWI…), il ne pourra pas baisser les prix de manière drastique parce qu’il faut rentabiliser ses investissements et rembourser les dettes.

Par contre l’arrivé de France Telecom sur le marché (à travers la prise de participation dans Meditel) peut faire secouer le marché au profit des utilisateurs mais ce n’est pas sûr.

En France les prix sont jugés assez chers et cela en partie à cause de la présence de seulement 3 opérateurs sur le marché, l’arrivée du 4ème opérateur est attendue avec impatience et risque effectivement de changer la donne.

Au maroc je pense que nous avons tardé à faire introduire un 3ème opérateur et le 4ème n’est pas encore à l’ordre du jour.

En final, je pense que c’est une très bonne initiative. Ailleurs, les choses ont changé pour le mieux grâce à la force des associations des consommateurs, mais à côté de cela il faut aussi une volonté législative pour accompagner tout cela avec des lois de protection des consommateurs contre tout ce qui est publicité mensongères ou du moins ambiguë.

Je suis content de cette initiative en tant que consommateur même si je me suis pas empêché de défendre en partie les opérateurs 🙂

Je préfère aussi garder l’anonymat pour des raisons évidentes …. »
fin du texte et merci à ce contributeur !

9 Avr 2011
Marouane HARMACH

SECTEUR DES TELECOMMUNICATIONS : ABSENCE DU REGULATEUR ET PRATIQUES DES OPERATEURS

          INTRODUCTION
(Ce billet est une contribution collective, libre de droit : Copiez/collez ce texte sur vos blogs si vous supportez l’initiative. Merci ! ) 
Citez la source : http://sniper-endirect.blogspot.com/

C’est l’histoire d’un ras-le-bol d’une communauté de clients des services télécoms très active sur les réseaux sociaux (principalement sur twitter).
Deux facteurs ont exacerbé ce ras-le-bol :
1- les limitations du plafond du trafic mensuel par l’opérateur Méditel de manière unilatérale sans se donne la peine d’en informer les clients qui eux payent pour une période donnée (jour, semaine ou mois) et non pour un volume de données transférées (bien évidemment écrit en caractère taille 4 au verseau du contrat dans un langage juridico-technique que personne ne lit ni comprend !).

2- Le bridage (limitation) du trafic P2P par l’opérateur historique Maroc Telecom (IAM) constaté depuis quelques semaines.

Bien évidemment, ces deux facteurs n’ont été que le catalyseur, les raisons du mécontentement sont nombreuses et anciennes.

L’idée a été lancée de décrire les expériences qu’ont les internautes en tant que client des opérateurs de télécoms, sous le nom #ANRTFAIL (ANRT = Agence Nationale de Règlementation des Télécommunications) et Fail = problème, échec. #IAMFAIL (Ittissalat Al Maghrib = Maroc telecom). #Meditelfail (meditelecom) et #inwifail ( INWI marque de Wana Corp).

Ce buzz a donné les résultats suivants :

Nombre de tweets en une seule journée
Source : http://archivist.visitmix.com


Les mots les plus utilisés dans les tweets « IAMFAIL » et « ANRTFAIL »
Source : http://archivist.visitmix.com

Les internautes les plus actifs dans ce buzz :

NB : ces tweets ont été visualisés plus de 24.000 fois par les tweeteurs ! Un véritable buzz !

L’ensemble des expériences des internautes est synthétise dans ce billet qui sera publié de manière parallèle et commune dans des blogs et si possible relayé dans la presse écrite, radio et télévision.
Nous rappelons ici qu’il ne s’agit d’une étude scientifique mais d’un ensemble d’indicateurs et de vécus tels que perçus par des clients.

DYSFONCTIONNEMENTS ET ABUS CONSTATES
Synthèse de l’ensemble des dysfonctionnements soulevés, relatifs au produit des trois opérateurs, à la qualité de service, au Pricing et aux pratiques abusives.
1. MOBILE
La couverture du territoire Marocain reste incomplète et quelques fois non conforme à la couverture déclarée. Il existe des zones de Black-out différentes selon les opérateurs.
Sur l’échelle territoriale comme à Ouzoud pour l’opérateur INWI ou sur l’échelle d’une agglomération majeure comme pour IAM au niveau de certaines rues (Exemple : Une partie de la rue d’Ifrane, Casablanca) voir même sur le parcours de la navette ONCF Rabat – Casa pourtant empruntée tous les jours par 30.000 à 40.000 usagers, pour beaucoup, des cadres qui ont grandement besoin de connectivité.
Nous invitons par le biais de ce billet, tous les consommateurs Télécom au Maroc, quelque soit l’opérateur (Ittissalat Al Maghrib , Meditel et INWI) , à vérifier la conformité de la couverture GSM déclarée (sources portails web) avec la réception effectivement constatée. Nous vous invitons à relever les écarts (Possibilité de faire une copie d’écran des smart phones équipés de la fonction géo localisation).
photo.jpg
Black out 3G dans certaines rues de Casablanca !
Par ailleurs, au même titre que la mobilité est un droit constitutionnel au Maroc, la joignabilité doit être un droit commercial. Nous invitons les opérateurs à étendre leur couverture pour atteindre l’exhaustivité du territoire.
Un autre point soulevé : Le Décompte à la seconde oui, mais soit après la première minute indivisible (IAM et MEDITEL et INWI), soit moyennant un frais additionnel optionnel (INWI) de 30DH.
Encore plus alarmant, la facturation est comptabilisée après une première minute indivisible, par paliers de 20 secondes pour les appels internationaux.
Les blogueurs Marocains demandent à l’ANRT de faire le point avec les trois opérateurs sur ces pratiques totalement déconnectées de l’offre tarifaire qui est communiquée.
Exemple :
Un client qui dispose d’un forfait 2h30 souscrit auprès de l’opérateur MEDITEL, qui utilise principalement son cellulaire pour des appels courts de 10 secondes en moyenne (Allo, je suis en bas, descends… Allo, je serai en retard, ne m’attendez pas…) aura épuisé son forfait au bout de 15 minutes cumulées de parole réelle au lieu des 150 minutes avancées.
Tout aussi inquiétant, les opérateurs téléphoniques doivent être soumis à Article 10 du Dahir du 5 octobre 1984 interdisant la publicité mensongère sous toutes ses formes.
Pour preuve, voici un exemple flagrant de publicité mensongère sur le site de l’opérateur IAM : Lien
Il est écrit : « plus le nombre d’heures du forfait augmente plus le prix de la minute baisse. »
Le Graphe 1 montre que le prix à la minute est le même pour un forfait 2h30 ou 3h30. Pire encore, on constate que le tarif facturé par IAM à la minute est plus élevé pour un forfait 7h30 (450Mn) que pour un forfait 6h30 (390Mn) ou encore que le forfait 11h (660Mn) est plus coûteux à la minute que le forfait 9h (540Mn).

La blogosphère Marocaine a également dénoncé les tarifs qui sont pratiqués par les 3 opérateurs, comparatifs à l’appui avec d’autres pays. Il a notamment été souligné que le tarif du SMS (Short Message Service) au Maroc est (largement) le plus élevé Dans le reste du monde arabe. CF Slide ci-dessous. Une étude du cabinet Arab Contractors avait déjà souligné la cherté sur SMS au Maroc.

En 2007, le coût du SMS avait été évalué en France pour un opérateur par UFC Que choisir à 2 centimes d’euros, soit au taux de conversion du jour, à 0.23dh. Un calcul à la volée nous montre que la marge de chacun des trois opérateurs par SMS envoyé est de 0.77dh.
Le nombre de SMS échangés en 2010 est estimé à 3.8 milliards au Maroc, soit un chiffre d’affaires cumulé de 3.7 milliards de DH (l’équivalent de celui de l’ONCF). Le gain escompté est de 3 milliards de DH. Demandez-vous comment IAM peut reverser à ses actionnaires un dividende de 9.7 Milliards de DH sur le résultat 2010 (soit le chiffre d’affaires annuel de la 6ème entreprise Marocaine : RAM)
Autre record, Arab Advisors publie en 2009 dans son étude « Tarifs cellulaire dans le monde arabe: une comparaison régionale ». Le cabinet analyse les tarifs de communications du téléphone portable de 46 opérateurs dans 19 pays Arabes. Le rapport révèle que le Maroc enregistre le coût moyen le plus élevé par minute pour les cellulaires postpayés.
Il y a d’autres abus tarifaires qui ont été relevés et qui ont fait l’objet de d’articles, dont voici un échantillon :
Un billet sur un Blog ne suffirait pas à résumer toutes les anomalies et abus constatés chez les opérateurs au Maroc, mais clôturons le volet GSM avec un dernier cas, celui du numéro illimité gratuit, offert par l’opérateur, qui n’a d’illimité et de gratuit, que les noms. Qu’il soit plafonné à 30H, à 60H ou même à 100H en fonction de l’opérateur ou du forfait choisi, l’appellation « illimité » doit être prohibée sous peine d’induire en erreur le consommateur, dommage collatéral d’une surenchère Marketing sans arbitrage.
2. INTERNET ADSL & 3G
Sur les échanges Twitter Hashtag #ANRTFail, #IAMFail, #MEDITELFail et #INWIFail, un grand nombre de messages concernaient des dysfonctionnements au niveau de l’offre Internet au Maroc.
Un message récurrent dénonçait la non conformité du débit annoncé avec le débit constaté.
Pour illustrer la problématique, j’ai fait une copie d’écran en temps réel du résultat d’un test de connexion en ligne (zebulon.fr). Le débit relevé est de 642Kbits/s qu’il faut comparer au forfait ADSL 4Mbits/s que me facture IAM.

Ce cas n’est bien évidemment pas isolé, l’ADSL n’est pas non plus la seule technologie incriminée, loin s’en faut.
Beaucoup de consommateurs Marocains ont souscris à un abonnement 3G grâce aux offres alléchantes qu’on nous vend, affiches urbaines d’un jeune trentenaire ambitieux à l’appui. On a commencé par nous vendre du rêve, de l’infini, un accès immédiat et inconditionnel à un nouveau monde de consommation culturelle mondialisé, sans bornes, sans limites.  La désillusion a malheureusement été à la mesure de l’espoir :
Exemple : Voici l’écart entre la perception illimitée d’une connexion 3G IAM et la triste réalité : Le débit auquel vous souscrivez est à géométrie variable. Plus vous vous connectez, plus le débit est réduit.
GRAPHE 3 : Corrélation entre débit réel et consommation pour la 3G IAM

source : iam.ma
Pour mieux comprendre l’impact de ce bridage de débit, il faut rappeler aux 3 opérateurs nationaux que Youtube est le 3ème site le plus visité au Maroc après Facebook et Google (Source Alexa.com). Une vidéo au format .FLV (Format utilisé par le site de partage de vidéos) pèse 2MB /Minute : 4Go de consommation mensuelle (seuil à partir duquel le débit chute de 1.8Mbits/s à 0.5Mbits/s) équivaut à 33h de visionnage Youtube  par mois,  soit 1h par jour. On est bien loin de l’infini marketé et le rêve se transforme vite en cauchemar !
Comme si cela ne suffisait pas, la blogosphère Marocaine a relevé un curieux dysfonctionnement chez IAM ces dernières semaines : Le bridage  (limitation) du Peer to Peer (partage de fichiers entre plusieurs PC/Mac en réseau).
Un client Internet est en droit d’attendre une expérience Online sans concessions et de telles pratiques sont intolérables.

Le Peer to Peer étant, entre autres, utilisé pour l’échange de films et de musique, il est pointé du doigt par les grands majors de l’industrie musicale et cinématographique dans le monde. Maroc Telecom étant une filiale du groupe Vivendi Universal, on est aujourd’hui en droit de nous poser des questions quant à la motivation du bridage!
D’autres dysfonctionnements et abus ont été soulevés :
En Vrac :
  • Service clients des 3 opérateurs très médiocres
  • Service clients Payant (alors que le problème soulevé est imputable à l’opérateur)
  • Couplage obligatoire de la vente de certains produits (ADSL + Fixe…)
  • Non résiliation d’un abonnement demandée par le client qu’après plusieurs relances (et facturation de la période entre les deux dates)
  • Appels avec interconnexion entre opérateurs qui n’aboutissent pas toujours (surtout dans le sens IAM et Meditel VERS INWI)
  • Absence de recours en cas de facture contestée par le client (L’interruption des émissions d’appel intervient manu militari en cas de non paiement dans les délais)
  •     
Le rôle de l’instance de régulation : ANRT

Les internautes ont signalé l’absence totale de l’ANRT dans la protection des consommateurs des services de télécommunication.

Son rôle aujourd’hui se résume à arbitrer entre les opérateurs sur les tarifs d’interconnexion entre eux !
Quel rôle joue l’ANRT dans le contrôle des pratiques des opérateurs télécoms ?
Quid du dossier dégroupage ?


Proposition d’introduire des personnes représentants les consommateurs dans les instances de décision de l’ANRT.
Proposition d’un audit opérationnel de l’ANRT, son silence sur cette situation est plus que suspecte voire coupable.
En parallèle, la presse a fait l’écho d’une grève décidée par les cadres de l’ANRT demandant le départ du directeur général et plus de transparence dans le travail de l’ANRT.
Tous ces informations confirment une seule chose : un statu quo des tarifs pratiqués par les trois opérateurs.
L’agence de régulation (ANRT), le gouvernement et le parlement doivent jouer leur rôle et enquêter sur cette situation anachronique : le Maroc a été précurseur en matière de téléphone et malgré cela, il reste le plus cher dans le monde arabe !
La question qui se pose : y a-t-il entente sur les prix entre les opérateurs pour maintenir cette situation au détriment des consommateurs ?
Les contributeurs demandent une enquête parlementaire sur le secteur télécommunications à l’instar de l’excellent travail parlementaire réalisé sur le secteur des médicaments
et ensuite ?
la mobilisation continue pour contraindre l’autorité de régulation (ANRT) et les opérateurs de télécommunication à respecter leur cahiers des charges.
Prochaine étape : une rencontre réelle entre blogueurs et internautes pour décider de la suite :

  • Manifestations devant l’ANRT et les sièges sociaux des opérateurs de télécommunications ou d’autres actions à convenir,
  • Journées sans téléphone GSM,..
avec l’aimable contribution d’un « priceless » qui préfère garder l’anonymat ! 

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